par Maxime Cannesson - Sport

Alpine CHAMPION !

Alpine, champion du monde de rallye WEC. Couronnant une saison exceptionnelle, ponctuée par quatre victoires – dont les 24 Heures du Mans – l’équipe Signatech-Alpine s’adjuge avant l’heure les titres Équipes et Pilotes LMP2 du Championnat du Monde FIA d’Endurance.

Histoire d’un succès annoncé !

Cet engagement en compétition est étroitement lié à la renaissance d’Alpine. Dès 2013, lorsque le Groupe Renault annonçait la conception de la Berlinette du XXIe siècle, l’équipe Signatech-Alpine s’engageait en European Le Mans Series pour accompagner ce renouveau.

Après deux saisons pleines de panache, ponctuées par des titres européens, l’écurie défendant fièrement les couleurs de la France passait à la vitesse supérieure en rejoignant les rangs du FIA WEC. Consacrée à l’apprentissage, la campagne 2015 permettait à l’Alpine A450b de remporter sa première victoire aux 6 Heures de Shanghai.

Pour cette année, les ambitions étaient décuplées avec l’engagement de deux nouvelles Alpine A460 : en plus de la n°36, numéro associé à Signatech-Alpine depuis 2013, la seconde voiture était alignée sous la bannière du Baxi DC Racing Alpine. Remportant des victoires à Spa-Francorchamps, aux 24h Mans, au Nürburgring et à Austin, Alpine pouvait viser le titre ce week-end, lors des 6 Heures de Shanghai.

Un couronnement sans podium

Lors des qualifications, Nicolas Lapierre et Gustavo Menezes qualifiaient la Signatech-Alpine n°36 en deuxième position. Sur la Baxi DC Racing Alpine n°35, David Cheng et Ho-Pin Tung étaient dixièmes. Dès le premier virage, une certaine frénésie régnait dans le peloton. Tandis que Nicolas Lapierre s’emparait de la tête des LMP2, Ho-Pin Tung évitait de justesse un accrochage s’étant produit juste devant lui !

Cherchant à économiser ses pneus, soumis à de fortes contraintes par la chaleur, Nicolas n’opposait pas de résistance à Alex  Brundle (n°26), qui prenait la tête après une demi-heure. Peu avant la fin de son deuxième relais, Ho-Pin Tung était touché par une GT au bout de la longue ligne droite. Le pilote de la Baxi DC Racing rentrait aussitôt aux stands et l’équipe changeait le capot avant de l’Alpine A460 n°35. Paul-Loup Chatin le relayait, tandis que Gustavo Menezes remplaçait Nicolas Lapierre dans la n°36.

SignatechAlpine8

Les deux voitures étaient alors chaussées de gommes dures, en remplacement des mediums utilisés depuis le départ. Alors qu’il occupait la troisième place, Gustavo Menezes était expédié en tête-à-queue par Bruno Senna (n°43). Heureusement, la Signatech-Alpine pouvait poursuivre sa course sans avoir subi de dommage, tandis que la voiture rivale pour le titre écopait d’une pénalité.

Après les deux relais de Stéphane Richelmi, Nicolas Lapierre récupérait le volant à 1h30 de la fin. À défaut de pouvoir jouer la victoire, le Français calquait sa course sur celle de la n°43. Il franchissait la ligne d’arrivée en quatrième position, salué par toute l’équipe massée sur le muret des stands !

La joie était partagée par l’équipage de la Baxi DC Racing Alpine. Ho-Pin Tung, qui avait pris la suite de David Cheng, terminait son épreuve nationale au huitième rang. 

En quatre saisons, Alpine a vite trouvé le chemin de la plus haute marche des podiums. Cette success story à la française illustre la capacité d’Alpine à relever des challenges, sur la piste comme sur la route.

D’ici quelques mois, la présentation du coupé sportif, moderne, élégant et fabriqué en France constituera une nouvelle étape dans ce renouveau. Alpine is back… et ce n’est que le début !

 

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