par Thomas AUDEBERT - Véhicules

CAPTUR, LA SUCCES STORY

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Lancé en 2013, Captur est le premier crossover de la gamme Renault. Crossover urbain, Captur est leader de son segment en Europe. Christophe Péjout, Directeur de programme adjoint, est engagé dans l’aventure Captur depuis ses débuts. Il nous donne quelques clés pour comprendre le succès de ce véhicule.

1. Quel est l’élément moteur du succès de Captur ?

Le succès de ce véhicule vient d’abord de son design. Zoé et Nouvelle Clio ont porté le renouveau du groupe dans ce domaine, et Captur l’a poursuivi. On a vraiment travaillé sur les proportions, élément fondamental du design pour lui donner un côté très équilibré. Avec son « coup de crayon » très réussi, Captur s’est fait remarquer par les clients du segment supérieur. Son design a surtout su capter la tendance du moment, celle des crossovers, avec un type de carrosserie qui était une première, à l’époque, pour Renault. C’est un choix marquant du projet.

2. Quels sont les autres éléments qui plaisent le plus sur ce modèle ?

Il y a son habitabilité, malgré des dimensions extérieures assez courtes. Ses aspects pratiques sont eux aussi plébiscités, avec la banquette coulissante, la boîte à gants tiroir qui offre beaucoup d’espace de rangement, les sièges déhoussables, etc. Sans oublier son côté personnalisable, avec la peinture bi-ton pour la carrosserie mais aussi les différentes teintes de jantes ni les choix d’ambiance intérieure avec les strippings, les décors sur le volant et les coloris de sièges.

3. Proposer ce choix de carrosserie bi-ton a dû demander une certaine adaptation industrielle ?

En effet, cela ne faisait pas partie des habitudes de la marque et, au moment du lancement de Captur en juin 2013, l’usine de Valladolid permettait de sortir seulement un tiers des modèles produits en bi-ton. Il faut rendre hommage au personnel de l’usine qui a fonctionné à trois équipes de peinture pour assurer les premières demandes, avant que nous ne transformions une cabine spécialement pour le bi-ton. Depuis septembre 2014, 100% de la production de Captur peut être personnalisée en bi-ton.

4. Quelles étaient les attentes autour de Captur au moment du lancement ?

Nous avions une vraie volonté de rupture dans le design voire dans le concept même du véhicule, par rapport à ce que nous avions produit précédemment sur ce segment. Nous étions conscients qu’il fallait changer le concept pour attirer plus de nouveaux clients. Nous voulions avant tout apporter de la fraîcheur et de l’émotion dans la gamme Renault. Alors qu’il y avait beaucoup de voies ouvertes, Laurens van den Acker, le directeur du design, a eu cette intuition d’aller vers le concept de crossover urbain.

5. C’était une première pour Renault. Vous avez pu le faire sans craindre de choquer les clients ?

Nous avons senti la montée en puissance du crossover et la Direction du produit savait que pour ce nouveau modèle, il fallait associer un double imaginaire vie de famille et aventure au côté urbain du segment B sur lequel ce modèle allait se positionner. Il fallait proposer un SUV ou un crossover, mais sans l’image agressive liée aux véhicules 4x4. Au contraire, nous voulions mettre un peu d’empathie et le rendre appropriable pour des gens qui ne veulent pas exprimer d’agressivité. Nos designers ont su répondre à cette problématique avec un modèle court, facilement utilisable en ville et pas trop imposant, même pour une deuxième voiture.

6. Quels ont été les obstacles autour du lancement de Captur ?

Au départ les principaux obstacles que nous avons pu rencontrer ont été les difficultés de capacités d’usine, de fournisseurs, de moteurs et de logistique.

7. Quels éléments techniques Captur a-t-il permis de démocratiser ?

Tout d’abord le système multimédia R-LINK, très diffusé sur ce modèle. Beaucoup de gens ont découvert R-LINK grâce à Captur. Notre boîte de vitesse automatique EDC à double embrayage également. Le fait de proposer une telle boîte avec nos moteurs à essence sur les finitions hautes a beaucoup séduit. Enfin, ce que nous pourrions appeler « la Renault Touch » avec le véhicule sans clé. Nous avons réussi à faire descendre en gamme cet équipement, dès le deuxième niveau de finition. Nous avons offert une vraie carte mains libres avec Captur.

8. Captur fait-il désormais partie des modèles phares du Groupe Renault ?

Oui je le pense. C’est un modèle pilier, en volume, en popularité et dans la construction de l’image de marque, qui plus est dans un segment fort pour Renault. Nous sommes leader sur ce segment en Europe. Et ce succès est prolongé grâce à des versions internationales. Ce modèle a été développé pour la Russie, le Brésil et l’Inde sous le nom de Kaptur et il est maintenant disponible dans de nombreux autres pays. Nous venons de le lancer en Malaisie, il est exporté au Japon, en Australie, à Singapour, à Hong-Kong, au Chili. Il est vecteur d’image et aujourd’hui, beaucoup de pays importateurs qui n’en voulaient pas au départ le réclament.

9. Quelles sont les attentes autour de ce Nouveau Captur ?

Lancé à partir de juin, Nouveau Captur comporte beaucoup d’améliorations, sans qu’il n’y ait eu besoin de révolutionner son design extérieur. Il intègre désormais la signature lumineuse du groupe Renault, le fameux « C-Shape ». Il propose surtout un grand saut qualitatif à l’intérieur. Nous avons amené la qualité perçue au niveau de celle de modèles du segment C. Il est vraiment reconnu pour cela désormais. Comme, il s’agit avant tout d’un véhicule urbain, de nouvelles aides à la conduite sont désormais disponibles. L’offre multimédia est également importante avec nos trois systèmes : R&Go, MediaNav et R-Link Evolution. Enfin, l’apparition de la signature Initiale Paris, est une nouveauté importante à découvrir Nouveau Captur.

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