par Groupe Renault - Véhicules

Essai : Renault Twizy à l’épreuve de l’hiver

Chic ! Ce matin la température extérieure ne dépasse pas zéro degré et des chutes de neige sont annoncées dans l’après-midi… Voilà une météo idéale pour tester le quadricycle 100 % électrique de Renault dans des conditions plus rudes que celles que nous avions connu à Ibiza. Alors Twizy est-il compatible avec le froid, l’humidité et autres joyeusetés ? Voici notre réponse.

Pour réaliser cet essai, je me suis rendu au parc presse de Renault. Dans un sous-sol de Boulogne-Billancourt, quelques Twizy en recharge attendent de prendre la route. Surprise, l’exemplaire dont j'ai récupéré les clés dispose des toutes nouvelles vitres supérieures. Constituées de deux parties (cadre en métal et vitre en matériau transparent souple), son montage se fait en quelques minutes. Cet accessoire est vendu en France au tarif de 349 €. Ouvrir la porte en élytre implique de dézipper la vitre pour accéder à la poignée tout en écartant le cadre à l’aide d’une languette. Le coup de main vient très vite.

Il est environ 18 heures. C’est le moment de rentrer à la maison. L’autonomie affichée est de 50 km, amplement suffisant pour rejoindre mon domicile situé à 20 km de Paris. En guise de protection contre les basses températures, je n’ai qu’un léger manteau mais dès les premiers tours de roues, les vitres montrent tout leur intérêt : le froid est vif mais le froid ressenti n’est pas accentué par des mouvements d’air (ou alors très faibles à l’arrière de la nuque).

Tombe la neige

Les routes sont chargées mais Twizy trace sa route. Certes, il ne faut pas imaginer que l’on puisse se permettre autant de choses qu’avec une moto, mais le plaisir de pilotage est au rendez-vous. Les qualités intrinsèques du véhicule demeurent : l’accélération aux feux rouges est toujours aussi vive, son silence fait plaisir aux oreilles tandis que sa bonne bouille attire curiosité et sympathie. Parmi les (relatives) contraintes, il faut oublier l’autoroute car le véhicule n’est pas homologué pour l’emprunter.

Chemin faisant, la neige fait son apparition. L’essuie-glace assure son office, les phares permettent d’y voir clair et les vitres continuent de me protéger, à la fois des flocons et des bourrasques latérales. Sur le plan du confort thermique, seuls mes doigts commencent à s’engourdir. L’autonomie se stabilise autour de 32 km. Il faut dire que la première partie du parcours sollicite beaucoup la batterie en raison d’une longue côte tandis que la suite est relativement plane. Une manière de comprendre que l’autonomie kilométrique affichée n’est pas fonction de la charge de la batterie - qui dispose de son propre indicateur - mais bien du mode de conduite, nerveux ou relax.

Alors que le sol se met à blanchir, j’arrive à destination. Je dépose Twizy dans le parking sous-sol et le branche à l’aide d’une rallonge à une prise classique. C’est un jeu d’enfant. Le générateur se met en marche, le niveau de la batterie affiche 47 %. Après 3 heures de recharge, la batterie est pleine et je remonte le Twizy à l’extérieur afin de vérifier comment il passera la nuit…

Un réveil tonique

8 heures : je m’approche du Twizy et constate que les vitres ont encore fait des merveilles. Pas de neige sur le siège avant, trois fois rien sur l’arrière. J’enlève la neige du pare-brise et cette fois je suis muni d’une veste d’hiver et de gants. Aucun problème pour démarrer. Certes, le confort est plus spartiate que dans un véhicule classique : pas de chauffage à mettre ni de radio à allumer (encore que ce soit possible par le biais d’un lecteur amovible). La route est légèrement glissante mais le véhicule réagit bien. Le freinage direct incite à prendre toutes les précautions nécessaires.

A l’approche de la bretelle d’autoroute que j’empreinte d’ordinaire, je réalise qu’un immense bouchon s’est formé. C’est donc sans regret que je fais un détour par Versailles pour me rendre au bureau. Le trafic reste un peu chaotique. Deux inconvénients se font jour : dans les ralentissements les odeurs d’échappement peuvent incommoder et sans chiffon adapté (qu’il faut prévoir), il est difficile de se débarrasser de certaines traces de condensation. Après une pause photo devant la statue de Louis XIV, je reprends la route. Une vingtaine de minutes plus tard, le Twizy revient à bon port. Après la trentaine de kilomètres parcourus ce matin dans une atmosphère plutôt glaciale, la batterie indique 52 %.

Conclusion : le plaisir reste au rendez-vous

Bilan : conduire en Twizy en plein cœur de l’hiver c’est possible et toujours aussi fun, si l’on est prêt à surmonter quelques écueils (le froid ambiant principalement). Notez que certains aficionados du Twizy n’ont pas attendu pour améliorer le confort de leur machine. Parmi les accessoires d’origine Renault citons la couverture conducteur et passager ou le kit main libres. Il est évident que par temps particulièrement pluvieux, les demi portes comme les nouvelles vitres supérieures permettent d’éviter bien des tracas (projections d’eau, courants d’air). Reste la sensation de véritablement piloter un véhicule sans nul autre pareil. Sans oublier qu'après la pluie... vient le beau temps !

Pour avoir un autre avis sur la conduite de Twizy dans des conditions hivernales, je vous invite à lire le billet de Yoann sur son blog Automobile Propre.

Tags: accessoires essai hiver neige renault twizy