par Romain Gibaud - Sport

Formule 1 : Grand Prix d'Autriche

Après trois épreuves disputées sur les pistes urbaines de Monaco, Montréal et Bakou, le petit monde de la Formule 1 change radicalement d’environnement le week-end prochain en faisant étape sur les pittoresques collines autrichiennes. Ce changement d’air devrait faire le plus grand bien au Renault Sport Formula One Team. C’est en tout cas la conviction de Bob Bell, directeur de la Technologie F1 de l’équipe : « L’Autriche est bien plus dans la zone de confort de la R.S.16. On y retrouve des zones très rapides, ce qui requiert un bon équilibre à haute vitesse. Cela devrait nous convenir. Comme nous l’avons vu sur les trois dernières manches, nous avons une faiblesse dans les virages lents et c’est bien de s’éloigner d’eux ! »

Même s’il s’agit de l’un des circuits les plus courts de la saison, le Red Bull Ring n’en représente pas moins un défi considérable pour les groupes propulseurs. Le moteur thermique tourne en effet à plein régime pendant près de 60 % du tour, un pourcentage comparable à Spa et Monza, deux des tracés les plus sollicitants de la saison ! Etant donné que le nombre de virages - et donc de freinages - est assez limité (seulement sept sur un tour), le système de récupération de l’énergie lié aux échappement (MGU-H) sera davantage mis à contribution que le système de récupération lié au freinage (MGU-K).

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De plus, les moteurs doivent s’adapter à l’altitude du lieu. Le bucolique Red Bull Ring est en effet situé à 700 mètres au dessus du niveau de la mer et la densité d’oxygène y est donc moindre. La vitesse de rotation du turbo sera donc bien plus élevée que d’habitude afin de compenser la faible pression ambiante et produire une puissance identique au niveau de la mer. Sur la plus grande partie du tour, les turbos tourneront ainsi à près de 100 000 tr/min !

Pas question pour autant d’avoir le vertige ! Kevin Magnussen et Jolyon Palmer le savent bien et ils abordent d’ailleurs cette épreuve champêtre avec un réel enthousiasme : « Je suis tout particulièrement impatient d’y être, confirme le jeune pilote Danois. Avec son air frais et ses montagnes, l’Autriche me convient mieux. C’est agréable de s’éloigner d’une ville pour un Grand Prix et le circuit en lui-même est vraiment bon. Il est petit, mais très rapide. J’aime ça. »

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Kevin Magnussen

Son équipier britannique, qui disputera son premier Grand Prix sur cette piste, partage cet engouement : « J’apprécie le fait que le pilote puisse faire la différence. Il y a des zones bosselées et des opportunités de dépassement, à l’image des deux premiers virages. D’autres sont aussi rapides, comme l’avant-dernier. Enfin, le dernier virage est légèrement en dévers et il est possible d’y maintenir une vitesse importante ».

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Jolyon Palmer

Profitant d’un choix de pneus agressif faisant la part belle aux gommes ultratendres, les pilotes du Renault Sport Formula One Team feront leur maximum pour tirer un bon parti de leur R.S.16 lors de ce Grand Prix durant lequel ils devraient effectuer un voire deux arrêts au stand.

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