par Romain Gibaud - Sport

Formule 1 : Grand Prix de Hongrie

Avant de rejoindre le prochain Grand Prix, Renault Sport Formula One Team a fait des heures supplémentaires à Silverstone en participant à la dernière séance d’essais autorisée en cours de saison. Une occasion précieuse de poursuivre le développement de la R.S.16, comme l’indique Cyril Abiteboul, le directeur général : « nous avons testé de nouvelles pièces aérodynamiques et d’autres sur la suspension qui, nous l’espérons, apporteront un surplus de performance à la voiture ».

Forte des enseignements tirés de cette séance quelque peu perturbée par la pluie, l’équipe a pris la direction de la Hongrie pour une étape où la chaleur devrait être au rendez-vous. Implanté à quelques kilomètres de Budapest, le Hungaroring est un circuit assez atypique dont le profil n’est à priori pas idéal pour les R.S.16 : « Les circuits lents et sinueux ne nous conviennent pas particulièrement », concède Cyril Abiteboul.

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Pour autant, les pilotes abordent ce circuit avec un enthousiasme non dissimulé, à l’image de Jolyon Palmer : « J'apprécie vraiment Budapest, qui a été le théâtre de certaines de mes meilleures courses. J'y ai gagné en GP2 Series. J'aime la ville et le lieu tout entier. Le circuit possède une nature différente de beaucoup d’autres avec ses nombreux virages lents. Il y a un goût de Monaco, sans les murs. C’est la fluidité de l’ensemble qui en fait un tracé passionnant. Une fois que vous freinez pour le premier virage, vous avez peu de répit jusqu’au retour sur la ligne droite tant les virages se suivent et s’enchaînent rapidement. C’est amusant à piloter ».

Jolyon Palmer

Jolyon Palmer

« C’est un circuit où les dépassements sont difficiles, poursuit Kevin Magnussen. Les qualifications y sont capitales. Il est certes possible de dépasser, le premier virage en est l'exemple le plus évident, mais ce n’est pas aisé ». Tous les passionnés de F1 ont encore en mémoire la fantastique passe d’armes entre Nelson Piquet et Ayrton Senna (alors propulsé par un moteur Renault) dans ce virage lors du premier Grand Prix de Hongrie en 1986 !

Kevin Magnussen

Kevin Magnussen

Le Hungaroring n’est pas à proprement dit un circuit typé « moteur » puisque ce dernier n’est à plein régime que sur 55 % du tour. La vitesse moyenne y dépasse à peine les 180 km/h en qualifications. Néanmoins, avec ces incessantes accélérations, le turbo est fortement sollicité. De même, les systèmes hybrides seront à rude épreuve : autant le MGU-K qui récupère l’énergie cinétique des nombreux freinages inhérents à cette piste que le MGU-H qui récupère l’énergie dissipée au niveau du turbo sous forme de chaleur. C’est peut-être même sur ce circuit que ce système sera le plus éprouvé cette saison.

Un autre élément technique devra être pris en compte. Le circuit a été resurfacé. Quel sera son niveau d’adhérence ? Comment évoluera-t-il au cours du week-end et comment se comporteront les pneus ? Voilà autant de questions qui trouveront leurs premiers éléments de réponse vendredi matin à l’occasion de la première séance d’essais libres à laquelle participera, comme à Silverstone, le Français Esteban Ocon, pilote de réserve de l’écurie.

Esteban Ocon

Esteban Ocon

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