par Romain Gibaud - Sport

Formule 1 : Grand Prix de Singapour

Après une série de Grands Prix en Europe, le petit monde de la Formule 1 repart en tournée outre-mer. Renault Sport Formula 1 Team a ainsi embarqué pour l’Asie afin d’y disputer le Grand Prix de Singapour.

Un rendez-vous très attendu par Jolyon Palmer : « C’est un événement unique au calendrier car c’est une course en ville qui se déroule en nocturne. C’est une sensation à part. Quand on roule de nuit, on peut voir le circuit très distinctement grâce aux lumières, mais la vision est canalisée puisque l’arrière-plan est plongé dans l'obscurité. » 1600 projecteurs se chargent en effet d’éclairer les 5 kilomètres de piste, mobilisant 3 180 000 watts.

Le fait que la course soit programmée de nuit a une incidence directe sur la vie de l’équipe : « Nous restons tous à l’heure européenne, explique Kevin Magnussen. Nous nous levons tard dans la journée et nous arrivons sur la piste vers seize heures, soit le matin en Europe. Cela signifie que nous ne souffrons pas du décalage horaire. Même si nous pilotons de nuit, il fait très chaud à Singapour et c’est un défi en soi ».

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A cette chaleur s’ajoutent un taux d’humidité supérieur à 80 % et une piste bosselée qui viennent corser encore davantage l’exercice. Pas étonnant que les pilotes perdent parfois jusqu’à 3 kilos de fluide ! Un petit détail qui doit impérativement être pris en compte dans la définition du poids de la voiture avant le départ…

Même si le compteur passe la barre des 300 km/h à une occasion, Singapour est l’un des circuits les plus lents de la saison avec ses 23 virages et sa moyenne au tour de 165 km/h. C’est aussi généralement l’une des courses les plus longues de l’année avec une forte probabilité d’intervention de la voiture de sécurité.

Kevin Magnussen

Kevin Magnussen

« La piste en elle-même est intéressante et je suis toujours heureux de piloter en ville, poursuit Kevin Magnussen. Cela dit, c’est également un circuit assez difficile à maîtriser avec ses nombreux virages où l’erreur est facile. Le niveau d’adhérence évolue tout au long du week-end, les réglages et l’obtention d’un bon équilibre sont donc la clé ».

Cette évolution de la piste est un vrai cauchemar pour les ingénieurs : « L’un de nos plus gros défis sera de comprendre la monoplace tout en ciblant l'évolution incessante de la surface de la piste, confirme Bob Bell, directeur de la Technologie. C’est le commun des tracés en ville et il est si difficile de dire si toute amélioration est due à un changement porté sur la voiture ou à l’évolution de la piste ».

Jolyon Palmer

Jolyon Palmer

Eprouvante pour les freins en raison des nombreux freinages qui parsèment le parcours, la piste de Singapour est celle qui impose le plus grand nombre de changements de vitesses : 82 par tour contre seulement 52 à Monaco ! Cette nature « on-off » entraîne une forte consommation de carburant mais grâce aux deux systèmes hybrides embarqués par la R.S.16, Kevin Magnussen et Jolyon Palmer pourront couvrir la distance sans encombre. Ils auront tous deux l’objectif de concrétiser le potentiel ascendant constaté lors des dernières épreuves.

BONUS

Avec le pilote de Renault Formula One Team, Kevin Magnussen, entrez dans les coulisses de l’usine d’Enstone (Royaume-Uni) où sont fabriqués les châssis des monoplaces de l’écurie. C'est l'occasion d'en apprendre plus sur le comportement de la monoplace en course avec les ingénieurs et designers et de rencontrer deux pilotes de la Renault Sport Academy.

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