par Romain Gibaud - Sport

Formule 1 : Grand Prix d'Europe

Quelques heures seulement après l’arrivée du Grand Prix du Canada, tout le matériel de Renault Formula One Team atterrissait à 9000 kilomètres de là pour partir à l’assaut d’un nouveau territoire encore jamais foulé par la Formule 1. Le Grand Prix d’Europe, qui se disputera ce week-end, a en effet lieu pour la première fois en Azerbaïdjan, au carrefour de l’Europe et de l’Asie.

C’est toujours une nouvelle aventure pour toutes les équipes que de découvrir un circuit inédit mais le défi de la piste de Bakou ne fait pas peur à Cyril Abiteboul. Au contraire : « L'une de nos forces réside en notre capacité d’adaptation et en l’interprétation rapide et efficace des données, deux éléments clés sur de nouveaux circuits », souligne le Directeur Général de Renault Sport Racing.

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L’équipe d’Enstone ne devrait pas être complètement dépaysée par les caractéristiques de la piste vu que cette dernière présente un profil urbain, à l’instar des deux dernières épreuves de Monaco et de Montréal.

Plus encore qu’au Canada, le circuit tracé dans les rues de la capitale à l’altitude la plus basse au monde fera la part belle au moteur, comme le confirme Nick Chester, le directeur technique de l’équipe : « Baku semble être un tracé très typé ‘moteur’ avec de nombreux virages prononcés et de longues lignes droites, notamment celle qui mène à la ligne droite des stands. La traction sera aussi capitale à la sortie des virages lents. » 

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Entre le virage 16 et le freinage du virage 1, les pilotes devraient rester le pied soudé à l’accélérateur pendant près de 22 secondes et la vitesse maxi devrait atteindre 351 km/h ! Kevin Magnussen et Jolyon Palmer utiliseront tous deux la spécification B du moteur. De quoi aborder avec sérénité cette épreuve qui s’annonce comme le test le plus redoutable pour les groupes propulseurs hybrides depuis le début de saison.

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Kevin Magnussen

Côté châssis, le climat plus chaud devrait permettre de gommer l’une des difficultés rencontrées au Canada : « Les prévisions météo sont bonnes pour Baku avec des températures chaudes, précise Nick Chester. Nous ne devrions alors pas avoir beaucoup de mal à mettre les pneus dans la fenêtre d’exploitation optimale ».

En attendant de poser les roues sur la piste de Bakou, Jolyon Palmer a trouvé un moyen insolite de s’offrir un petit repérage : « C’est un tout nouveau circuit et nous ne l’avons pas encore sur le simulateur. J’ai donc effectué quelques tours sur le jeu F1 pour en avoir un aperçu en avant-première ! ». 

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Jolyon Palmer

A défaut de l’imiter, son équipier Kevin Magnussen est impatient de faire rugir le groupe propulseur de sa R.S.16 dans les rues de Bakou : « Quelle longue ligne droite ! Ce sera intéressant. C’est un long circuit pour un tracé urbain et certains aspects sont particulièrement intéressants. Il faudra garder l’œil bien ouvert dans la section très serrée lors du premier passage et aussi surveiller les inconnues que sont la surface de la piste, les vibreurs ou les bosses. Je vais également tenter de rester loin des nombreux murs présents ! ». Sage résolution !

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