par Romain Gibaud - Sport

Formule 1 : Grand Prix du Canada

Ce week-end, Renault Sport Formula One Team retrouve la piste pour ce qui est l’un des rendez-vous les plus suivis du Championnat du monde de Formule 1 : le Grand Prix du Canada. Organisée sur l’île Notre-Dame, une île artificielle créée au milieu du Saint-Laurent à Montréal, l’épreuve installée sur le délicat Circuit Gilles Villeneuve a produit quelques-unes des courses les plus mémorables de l’histoire de la F1.

Bien que l’accent soit un peu différent, c’est la seconde manche consécutive en territoire francophone. Pourtant, le Canada n’est pas un marché sur lequel Renault est présent. Largement impliqué dans l’écurie, Infiniti verra sa visibilité renforcée aux côtés des Twizy du partenaire local Azra.

« Nous avons de nombreuses raisons d’être optimistes avant Montréal : la principale est de savoir que nos deux pilotes vont bénéficier, pour la première fois, d’une nouvelle évolution du power unit », explique Cyril Abiteboul, Directeur Général de Renault Sport Racing. « Il avait très bien fonctionné à Monaco, mais nous devrions en tirer le plein bénéfice sur ce circuit, qui réclame davantage de puissance. »

Cyril Abiteboul photo

Cyril Abiteboul

Pour Nick Chester, Directeur Technique, les lignes droites du Circuit Gilles Villeneuve peuvent être l’une des forces de cette évolution du power unit développé à Viry-Châtillon.

« C’est une belle amélioration qui sera implémentée sur nos deux voitures à Montréal », raconte Nick. « À Monaco, nous avions été en mesure de profiter de progrès sur la souplesse du moteur. Montréal est une piste sur laquelle les monoplaces sont longtemps à pleine charge après des virages lents. Cela signifie que nous verrons les power unit en action sur une plage plus large.

Ce circuit est surtout une question de freinages et de traction. Il y a de nombreuses grosses décélérations pour lesquelles il est nécessaire de maximiser le refroidissement des freins afin de s’assurer qu’ils ne surchauffent pas. Il faut aussi de bons réglages avec un équilibre parfait au freinage pour donner confiance au pilote. »

Kevin Magnussen photo

Kevin Magnussen

Kevin Magnussen a déjà participé au Grand Prix du Canada en 2014, dans un lieu qu’il apprécie : « C’est un circuit sympa avec une ambiance assez urbaine. La piste est assez difficile avec des chicanes rapides et de très grosses zones de freinages. Dans l’ensemble, c’est un tracé que l’on apprécie et qui offre souvent de belles courses. »

Pour Jolyon Palmer, ce sera une première sur ce circuit : « J’étais déjà là l’an passé et j’ai mesuré à quel point la ville était cool. C’est un lieu qui s’empare du phénomène F1 et que l’on aime retrouver. La piste semble être géniale, avec des opportunités de dépassements. Il y a toujours eu de belles courses par le passé, alors je suis heureux de bientôt prendre mon premier départ au Canada. »

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Jolyon Palmer

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