par Romain Gibaud - Sport

Formule 1 : Grand Prix du Japon

Pas le temps de souffler ! Une semaine seulement après le Grand Prix de Malaisie et le point inscrit par Jolyon Palmer, Renault Sport Formula One Team est à pied d’œuvre au Japon pour l’un des Grands Prix les plus attendus de l’année. Au-delà du choc culturel offert par tout voyage au Japon, la piste de Suzuka constitue l’un des temps forts de la saison.

Kevin Magnussen l’affirme haut et fort : « C’est l’un des meilleurs circuits au calendrier. Il s’agit de l’une de ces pistes que vous connaissez avant même d’y avoir roulé tant vous l'avez vue à la télévision ou à travers des caméras embarquées. Elle fait partie de votre subconscient. Cela peut sembler étrange, mais il y a du rythme dès votre premier tour. La fluidité et le défi proposé à chaque virage sont tout bonnement fantastiques ».

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Kevin Magnussen

D’une longueur de 5,807 km (l’un des plus longs de la saison), cette piste « à l’ancienne » est un défi permanent avec ses nombreux virages et ses rails rapprochés. Ici, pas de grands dégagements pardonnant les erreurs de pilotage… Toute approximation est immédiatement sanctionnée ! Un peu comme à Monaco, sauf que les vitesses sont bien plus importantes avec des pointes de vitesse frôlant les 340 km/h et des virages terrifiants comme le fameux 130 R, un des morceaux de bravoure de la saison négocié à 300 km/h !

Boosté par son premier point en Formule 1, Jolyon Palmer va avoir le redoutable plaisir de découvrir ce temple de la course : « Je n’y ai accompli qu’un tour d’installation sur piste humide en 2015. J’ai donc hâte d’apprendre ! Le tracé a l’air très excitant et très technique, spécial avec ses nombreux changements de direction. Pour moi, le track walk du jeudi sera encore plus important que d’habitude. D’autant qu’il s’agit de la seconde course en une semaine, je n’ai donc pas eu le temps de revenir à Enstone pour m’entrainer sur le simulateur ».

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Jolyon Palmer

Sur le plan technique, Suzuka (seul circuit de F1 en forme de « 8 ») se montre très exigeant aussi, comme l’explique le directeur technique Nick Chester : « C’est un circuit très difficile, notamment dans le premier secteur avec les deux premiers virages et les Esses. Son tracé est superbe. Pour les ingénieurs, il faut trouver un léger compromis entre le besoin d’appuis à grande vitesse, un temps raisonnablement long en ligne droite où l’on souhaite une traînée moindre et un besoin non négligeable de puissance. Il y a donc un véritable équilibre de ces trois aspects ».

Suzuka est aussi l’un des rendez-vous les plus éprouvants pour les moteurs à combustion interne. Près de 60 % du tour s’opère à pleine charge. Les moteurs sont invités à effectuer 200 rotations par seconde ! Pas de quoi effrayer un bloc propulseur qui a signé un superbe doublé lors du dernier Grand Prix…

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