par Eleonore BARREYRE - Sport

Grand Prix de France 2018 : retour sur les moments inoubliables de Renault

Ce dimanche 24 juin 2018 marque le retour très attendu du Grand Prix de France au Castellet. Depuis 1906, cet événement a fortement marqué l’histoire de Renault qui y fête cette année ses 120 ans.

Retour sur les moments les plus mémorables de la marque au losange !

La première édition du Grand Prix de France, en 1906 au Mans, sacre Renault, avec le machiniste hongrois Ferenc Szisz comme pilote.

Sa course est remarquable, il allie vitesse, fiabilité et respect de la mécanique.

Une course admirable lorsqu’on sait qu’en ce 27 juin 1906, la chaleur est telle que le bitume fond. Cela ne fait pas souffrir uniquement les mécaniques mais également les pilotes qui reçoivent des projections de bitume dans le visage.

Le 1e juillet 1979, lors du Grand Prix de Dijon, pendant deux tours, les spectateurs stupéfaits assistent à un grand moment de l’histoire de la Formule 1 : un duel spectaculaire entre René Arnoux (Renault RS12) et Gilles Villeneuve (Ferrari 312T4).

A quelques tours de l’arrivée, les deux pilotes se battent pour la deuxième place, ils se dépassent, se touchent à plusieurs reprises. Le duel aurait pu connaître une fin fatale sans l’importante complicité et confiance réciproques entre les deux pilotes.

« Je pense qu’un tel duel ne pouvait se faire qu’entre lui et moi. Je ne vois pas avec quel autre pilote il aurait été possible d’aller aussi loin. » - René Arnoux, troisième, vingt-quatre secondes derrière Gilles Villeneuve.

Ce duel mémorable a presque fait oublier le vainqueur de ce Grand Prix de France 1979 : Jean-Pierre Jabouille au volant de sa Renault RS11, arrivé 15 secondes devant Gilles Villeneuve.

Il est souvent dit qu’Alain Prost a vu le jour le 5 juillet 1981, date de sa première victoire au Grand Prix de France. Mais ce succès doit aussi beaucoup à l’intervention de tous les mécaniciens et ingénieurs, et particulièrement à celle de Bernard Dudot, Directeur Technique de Renault Sport de 1980 à 1997.

Pour améliorer la performance du moteur, l’équipe cherchait une solution pour refroidir l’air qui alimente le moteur, mais comment faire, en 1981, alors qu’il n’y a pas de glace sèche ? L’équipe Renault décide de tenter le tout pour le tout et achète des glaçons qu’ils placent à l’entrée d’air du moteur RE 30. C’est l’ancêtre du système d’intercooler !

Toute l’équipe et les journalistes se souviennent encore de l’odeur nauséabonde de cette glace qui provenait directement de la poissonnerie !

Victoire d’Alain Prost en 1983 au GP de France sur le circuit Paul Ricard du Castelet malgré sa sciatique Après avoir fini second l’année précédente, Alain Prost n’a qu’un seul objectif lors du Grand Prix de France 1983 : la victoire.

Pourtant le samedi 16 avril, après les qualifications, le pilote français souffre d’une sciatique. Secrètement – il ne faut pas que les autres pilotes apprennent l’état de faiblesse dans lequel il se trouve - les équipes Renault se réunissent et font venir des médecins afin de le soulager.

Mais ce dernier refuse de prendre des médicaments de peur que cela n’altère ses facultés, et privilégie le repos, moins de 24 heures avant le début de la course. Le repos et les soins prodigués lui permettront de prendre part à la course.

Le Grand Prix de France de 1983 est la victoire française la plus marquante d’Alain Prost : pole position, succès et record du tour !

Le 4 juillet 1993, sur le Circuit de Magny-Cours, en imposant sa Williams-Renault, Alain Prost signe sa sixième et sa dernière victoire au Grand Prix de France.

Absent des circuits en 1992, le Français revient en force en 1993. Après avoir gagné avec Renault sur les circuits de Dijon (1981) et du Castellet (1983), le « Professeur » a pour seule ambition de gagner son dernier Grand Prix de France sur le circuit de Magny-Cours. Le français revient en force en 1993,

1993 est une année mémorable pour Renault, comme motoriste, et Alain Prost qui deviennent champions du monde.  Une belle manière pour le pilote de tirer sa révérence !

En arrivant sur le circuit de Magny-Cours, Fernando Alonso ne prête que très peu attention à La Marseillaise qu’entonne Mireille Mathieu, il est déterminé à remporter cette course qui lui a échappée douze mois auparavant.

Au volant de sa Renault R25, Alonso offre au constructeur sa première victoire en tant que constructeur à domicile depuis 1983. Le pilote espagnol signe la pole position avec une moyenne de 213 km/h.

Ce succès est une étape marquante dans la conquête du championnat du monde de 2005, dont Renault et Fernando Alonso sortent grands vainqueurs.

Renault Sport Formula One Team Grand Prix de Formule 1 RS2018Après une absence de dix ans sur le calendrier du championnat du monde de Formule 1, le Grand Prix de France revient en force cette année sur le circuit Paul-Ricard au Castellet.

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