par Caroline De Beaumont - Sport

Grand Prix de Russie : à la quête du tour ultime

Le résultat d’un Grand Prix est bien souvent conditionné par la composition de la grille de départ. A Sotchi comme sur bien d’autres pistes, les qualifications revêtent une importance capitale. Mode d’emploi !

La réussite à un Grand Prix est une construction complexe mêlant des facteurs aussi différents que la vitesse, bien sûr, mais aussi la faculté d’une voiture à être performante sur la durée de la course, la gestion de l’énergie et des pneus, la stratégie… Autant de paramètres que les circonstances de course se chargent parfois d’anéantir par le biais d’une simple averse ou de la sortie de route d’un autre concurrent.

Exercice de vitesse pure

Parmi les clés de la réussite, figure aussi une bonne place sur la grille de départ. Jusqu’en 1932, les positions de départ étaient… tirées au sort ! Depuis, elles se méritent : elles sont en effet déterminées par les qualifications, qui constituent un exercice à part entière très prisé par les pilotes. Le but est en effet d’aller le plus vite possible sur un tour. Une quête de perfection qui amène souvent les pilotes à se surpasser. C’était notamment le cas du légendaire Ayrton Senna qui se faisait un point d’honneur à démontrer chaque week-end sa vélocité lors des « qualifs ».

Depuis cette époque où le Brésilien collectionnait les pole positions (souvent avec un moteur Renault), cet exercice a gagné en complexité. Désormais les qualifications sont divisées en trois phases éliminatoires : Q1, Q2 et Q3. Pour les pilotes, il ne s’agit pas seulement d’être rapide mais il faut surtout l’être au bon moment !

2017 - Groupe Renault formule 1 grand prix russie sotchi

Avoir le bon timing

En effet, si tous les concurrents sont invités à participer à la Q1, seuls les seize pilotes plus rapides lors de cette séance qui dure 18 minutes peuvent participer à la Q2. Pas question de connaître un souci technique ou de s’offrir le luxe d’une touchette ! Sinon, c’est le départ en fond de grille assuré. De quoi ruiner les ambitions les plus affutées avant même le départ…

Les seize pilotes les plus rapides ne sont alors pas encore au bout de leur peine. Ils doivent ensuite prendre part à la Q2. Les chronomètres sont remis à zéro et les concurrents ont alors quinze minutes pour faire à nouveau la démonstration de leur pointe de vitesse. Cette fois, seuls les dix plus rapides sont conviés à participer à la Q3 tant convoitée.

2017 - Groupe Renault formule 1 grand prix russie sotchi

Objectif Q3 !

Décrocher une place en Q3 est l’obsession de toutes les équipes ambitieuses. C’est en effet la garantie de partir sur l’une des cinq premières lignes de la grille de départ et des espoirs boostés de marquer de précieux points. Les pilotes disposent de 12 minutes pour faire « claquer un chrono » et s’attribuer une bonne position au sein de ce Top 10.

Signe concret des progrès réalisés après une seule saison d’activité, le Renault Sport Formula 1 Team commence à prendre ses habitudes en Q3. Nico Hulkenberg s’est en effet qualifié septième en Chine. Il a récidivé aux qualifications de Bahreïn, performance complétée par la dixième position de son équipier Jolyon Palmer.

2017 - Groupe Renault formule 1 grand prix russie sotchi

Le maximum

Pour décrocher ce septième chrono sur la piste de Manama, le pilote allemand s’est surpassé : « J’ai vraiment donné le maximum, confirme-t-il. C’est simple : c’est le plus beau tour de qualification de ma carrière avec celui que j’avais réalisé au Brésil en 2010 et qui m’avait valu ma première pole position en F1 ». Cet engagement sur cet exercice furtif a d’ailleurs été confirmé en course puisque, à l’issue du Grand Prix de Bahreïn, Nico Hulkenberg a offert au Renault Sport Formula 1 Team ses premiers points de la saison ! Pas de doute : une bonne place sur la grille de départ, ça aide…

Ne manquez pas la grille de départ du Grand Prix de Russie dimanche 30 avril à 14h00 (CET) !
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Tags: renault sport f1