par Caroline De Beaumont - Sport

Grand Prix d’Italie : Bienvenue dans le temple de la vitesse

Avec des pointes à 350 km/h, Monza est le circuit où la vitesse est la plus extrême de la saison. « Gros cœur » indispensable !

Créé en 1921, Monza est un circuit mythique. Non seulement parce qu’il s’agit de la doyenne des pistes du Championnat du monde de Formule 1 mais surtout parce que ce circuit est un rendez-vous unique dans la saison. Bâti à seulement quelques kilomètres de la fameuse cathédrale de Milan (la troisième plus grande église du monde), Monza s’est tout de suite imposée comme un temple entièrement dédié aux dieux de la vitesse. Pas étonnant que les six Grands Prix les plus rapides de l’histoire de la F1 aient eu lieu sur cette piste.

L’ajout progressif de chicanes pour freiner les ardeurs des pilotes les plus téméraires n’a rien changé à ce statut à part.

C’est à Monza que nous avons enregistré notre plus haute pointe de vitesse l’an dernier. Nous avons atteint une « top speed » de 350 km/h pendant le Grand Prix ! Monza est assurément le théâtre de quelques-unes des vitesses de pointe les plus élevées du calendrier. Il présente aussi la plus haute vitesse moyenne au tour, ce qui en fait le Grand Prix le plus court de la saison. » Ciaron Pilbeam, chef ingénieur piste de l’équipe Renault Sport Formula 1 Team

L’an passé, la pole position avait été décrochée à 257 km/h et le Grand Prix avait été bouclé à la moyenne de 237 km/h. Ce week-end pour le 13e rendez-vous de la saison, le peloton risque bien d’affoler encore plus les chronomètres.

En 2016, la pole position a été signée en 1’21’’135 et, compte tenu de la nouvelle réglementation entrée en vigueur cette saison, on peut s’attendre à ce qu’elle soit deux secondes plus rapide ! ». Ciaron Pilbeam, chef ingénieur piste de l’équipe Renault Sport Formula 1 Team

Le tour le plus rapide de l’histoire de la F1 pourrait donc bien être battu ce week-end. Il avait été réalisé par Juan Pablo Montoya en 2004 à 262,242 km/h de moyenne… sur la piste de Monza, bien sûr !

Paradoxalement, les vitesses de pointe de l’an passé ne devraient pas forcément être surpassées.

Avec la nouvelle réglementation, nous ne devrions pas aller plus vite en ligne droite, Les voitures ont en effet plus de trainée aérodynamique. Du coup, les vitesses de pointe en ligne droite sont un peu moins élevées. » Ciaron Pilbeam, chef ingénieur piste de l’équipe Renault Sport Formula 1 Team

C’est donc dans les fameuses Curva Grande, Curve di Lesmo, Variante Ascari et dans la mythique Parabolica que les pilotes devront faire la différence ! Nico Hulkenberg et Jolyon Palmer attendent ces virages avec impatience même s’ils représentent un défi à haut risque.

Le profil du circuit nous impose de rouler avec un appui aérodynamique minimum afin de favoriser la vitesse de pointe qui est très importante sur cette piste. Rouler dans une telle configuration peut être très inconfortable car la voiture a moins d’appui et donne donc l’impression d’être plus légère et de « flotter ». C’est parfois assez délicat. » Nico Hulkenberg, pilote du Renault Sport Formula One Team

Rendez-vous dimanche à 14 h pour voir nos dieux de la vitesse en action !

 

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