par Romain Gibaud - Sport

Grand Prix du Mexique : à une vitesse vertigineuse !

Une semaine après les plaines du Texas, Renault Sport Formula 1 Team prend de la hauteur afin de disputer à Mexico le Grand Prix le plus élevé de l’année… en altitude et en vitesse de pointe !

Avec son altitude de 2200 mètres, le Grand Prix du Mexique représente un défi technique unique pour les motoristes comme le souligne Rémi Taffin, directeur technique sur le groupe propulseur : « A une telle altitude, l'air est beaucoup moins dense, ce qui peut entraîner une perte de puissance d'environ 22 % pour un moteur atmosphérique. Cela dit, avec notre moteur à combustion interne turbocompressé, le turbo doit simplement tourner plus vite. La récupération d'énergie et les systèmes de déploiement ne sont pas affectés non plus ».

Kevin Magnussen

Kevin Magnussen

A 360 KM/H !

Cette altitude implique quelques effets supplémentaires : « L'air moins dense est non seulement moins efficace pour la combustion, mais aussi pour le refroidissement, poursuit Rémi Taffin. Si l’on maintient le même niveau de puissance, il faut dissiper toute l'énergie. Avec un air moins efficace dans les conduits, cela posait question l’an passé. Heureusement, nos prévisions étaient assez précises et nous n’avons pas connu de surprises » De même, l’air étant moins dense, la trainée aérodynamique générée par les voitures est moindre et donc les vitesses sont plus élevées. « Avec la longue ligne droite, les vitesses de pointe dépasseront 360 km/h ! », assure l’ingénieur. C’est le pic de vitesse le plus élevé de la saison !

Il faut donc que les pilotes aient le cœur bien accroché pour affronter cette piste haut perchée. Si Kevin Magnussen ne connaît pas encore ce circuit, cette escale mexicaine est déjà appréciée par Jolyon Palmer : « J’y ai piloté l’an passé en EL1 et la surface était récente et très glissante. C’est une belle piste, très plaisante. La section du stade en fin de tour est particulièrement spéciale, mais il y a aussi des courbes assez rapides. Sur la grille, le Mexique a été l'un des moments les plus mémorables de la saison 2015. Le stadium est vraiment un lieu spécial et l’on y ressent vraiment la ferveur et la liesse des fans et cela nous pousse ! »

Jolyon Palmer

Jolyon Palmer

UNE FERVEUR UNIQUE

Pour son retour au calendrier de la Formule 1 après vingt-trois ans d’absence, le Grand Prix du Mexique avait marqué le milieu de la Formule 1 par son accueil chaleureux et passionné. « L'équipe est impatiente d'y retourner, confirme Cyril Abiteboul, Directeur Général. Nous y avons notamment beaucoup d'activités hors-piste pour exploiter pleinement notre présence dans le pays puisque le Mexique est une région stratégiquement importante pour Renault. Il s’agit exactement de ce type de programme que nous avions à l'esprit au moment de redevenir propriétaire d’une écurie ». C’est certain : les membres de Renault Sport Formula 1 Team n’auront pas vraiment le loisir de s’adonner à la moindre sieste, sombrero sur la tête, avant le départ du Grand Prix, dimanche à 20 heures (heure française) !

 

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