par Groupe Renault - Événement

Le Festival de Can(n)es en roman-photo

Les lieux et les évènements décrits ci-après sont véritables. Les faits, quant à eux, se sont à peu près déroulés comme tels... à peu de choses près... du moins dans ma tête... mais comme je n’avais pas mes cachets sur moi, je ne sais plus trop...  

Lundi 12 mai – 10h40 : Je reçois un mail de l’équipe de WeLoveWords qui m’annonce que je suis lauréat du concours « Nouvelle Twingo ». En compagnie de deux autres lauréats, je suis convié au « Festival de Cannes ». Je me dis que cela doit être une sorte de foire agricole. J’ai tout de même un doute sur l’orthographe de Cannes : Canes avec deux « n » ou un seul ? Bref, cette réflexion est superfétatoire. Mes grands-parents étaient fermiers, aussi suis-je tout désigné pour approcher ces volatiles. Tout un festival à causer des canards ? Le rêve ! Et si les organisateurs se permettent d'ajouter un « n » à « Cane », c’est que ça doit vraiment être de la Cane de compet’ !

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Jeudi 15 mai – 19h : Je prends connaissance de l’hôtel : cinq étoiles ! Je me dis qu’ils ne plaisantent pas avec les amateurs de palmipèdes. Le lieu est superbe, vaste, luxueux… Les laudatifs me manquent pour vous décrire la somptuosité de l'établissement. La beauté de l'hôtel m'intimide ; pour me rasséréner, je relis brièvement les notes glanées dans mon livre de chevet : "Les Canes à travers les âges : de la pensée post platonicienne à la dialectique pré bergsonienne". J'enfile mon costume, revêts le nœud papillon obligatoire pour fouler le tapis du festival et me dirige vers l'entrée de l'hôtel où notre chauffeur du nom de Renault nous attend au volant d'une voiture officielle Patrick... ou le contraire...

2 - hotel

Jeudi 15 mai - 20h15 : Nous nous arrêtons dîner au Majestic, un troquet sans prétention... Dominique, Community Manager de l'équipe Renault, nous emboîte le pas. Il sera notre guide spirituel durant ces deux jours. En pénétrant dans le hall du restaurant, je perds six dixièmes à chaque œil : effet de la sublimité du lieu sur mon système nerveux. Le repas est fastueux, succulent. Les mets s'enchaînent au travers du ballet des serveurs qui valsent autour de nous, exécutant entrechats et sauts de biche avant de déposer nos assiettes sur la table avec grâce. Ces comices agricoles ne pouvaient pas mieux démarrer !

3 - Majestic

Jeudi 15 mai - 21h40 : Nous regagnons la voiture afin de nous rendre sur le tapis rouge. Je suis rassasié, fin prêt à voir la fine fleur des palmipèdes. Tandis que notre véhicule approche les marches du palais des festivals, un bruit sourd se fait entendre. Dans le ciel, pour nous accueillir, des volutes dorées se répandent, illuminant notre chemin, comme si dans le firmament, un semeur invisible agitait généreusement sa main. Ce feu d'artifice est le meilleur des prologues à pareilles festivités.

4- feu d'artifice

Notre voiture parvient jusqu'au tapis rouge ; on nous ouvre la porte. Le souci avec le fait d'avoir un chauffeur, c'est qu'on oublie bien vite qu'on a des jambes. La munificence du repas, l'anxiété de se trouver dans ce cadre prestigieux m'accablent : j'ai l'impression que mes pieds s'enfoncent dans le tapis. Au bas des marches, il me semble que ce n'est pas un escalier qui se dresse face à moi, mais un escalator : le stress génère en moi la sensation que les marches ont un mouvement descendant et que la montée me sera impossible. C'est alors que mon nœud papillon commence à battre des ailes, me décollant de terre pour me déposer au sommet de l'escalier. Je comprends enfin la raison de l'obligation de son port ! Je souffle, retrouve mes acolytes : Dominique, Éric et Yacine. La vue est superbe, l'air est doux. Je savoure cet instant comme un taxidermiste qui percute un animal sur une route de campagne.

5- montée des marches

Pourtant, un détail me taraude : je trouve que les paysans qui participent à cette foire sont quand même super bien sapés et leurs mains sont bien loin d'être racornies par la rudesse du labeur...     

Vendredi 16 mai - 00h30 : Nous sortons de la projection en compétition officielle de "TIMBUKTU". Le film est magnifique, d'une sobriété efficace et constitue un message politique puissant dépourvu de tout manichéisme sirupeux. Du grand art !

Le film pousse la subversion si loin qu'au sein même du festival de Canes, le réalisateur prend le parti de ne pas y laisser figurer la moindre plume de caneton. C'est fort !

Vendredi 16 mai - 10h40 : Nous sommes en direction de la croisette pour rejoindre l'équipe de WeLoveWords. Gregory, fondateur de WeLoveWords, et Dominique de l'équipe Renault vont prendre part à une Master Class sur le crowdsourcing. Sur la route, bénéficiant des bonnes grâces de Dominique, je teste une Renault Captur : très sympa à conduire. J'écrase une larme, car je ne peux pas la ramener avec moi dans l'avion pour une simple histoire d'excédent bagage... La vie et ses règles !

Une fois arrivés, nous rencontrons l'équipe de WeLoveWords qui nous accueille chaleureusement. Nous assistons à une Master Class très intéressante où le partenariat Renault / WeLoveWords est discuté. Nous nous dirigeons ensuite vers la plage Nespresso dans la fin de nous sustenter.

Vendredi 16 mai - 15h00 : Après une petite liposuccion, les trente-deux kilos que j'ai pris depuis mon arrivée n'y paraissent plus. Je peux rencontrer Dominique Besnéhard, parrain du concours "Write the Change", en toute quiétude. Dans le carré VIP de la plage Nespresso, nous l'accueillons avec fébrilité. Accessible, authentique, nous confiant à plusieurs reprises à quel point il a apprécié nos scénarios, Monsieur Besnéhard prend le temps de nous connaître. Sous l'effet de sa gentillesse, je me surprends à l'appeler "Papa", lui faisant glisser sur la table mes papiers d'adoption pré remplis qu'il n'a plus qu'à parapher. Il me sourit, écarte les documents d'un geste paterne, et préfère apposer sa signature sur la première page de son ouvrage, qu'il dédicace à chacun. Nous le remercions et prenons quelques photographies.

Vendredi 16 mai - 16h30 : Nous rejoignons Fabrice de l'équipe Renault sur la croisette. Il nous présente avec passion la nouvelle Twingo, nous détaillant sa conception et les multiples innovations apportées depuis les modèles précédents. Afin de l'amadouer pour avoir le privilège de la conduire, je le considère avec les pupilles dilatées et le minois quémandeur du Chat potté. Fabrice ne se laisse pas duper et nous explique qu'il s'agit d'un prototype. Il faudra attendre encore un peu avant de la voir dévorer l'asphalte. Mais, ne dérogeant pas à l'affabilité des membres de l'équipe Renault, il me console en me donnant de l'herbe à chat.

Photo avec twingo

Le voyage touche à sa fin. Merci à tous pour ces moments inoubliables. Pas une seule cane, mais quel festival !

Tags: cannes cinéma concours croisette écriture festival film renault roman-photo scénario WeLoveWords write the change