par Groupe Renault - Événement

Noeuds pap, Twingo et Timbuktu

Seul dans ma chambre d’hôtel bondée de cadeaux et de goodies, je stresse.
Impossible de nouer mon nœud papillon. Et on m’avait prévenu, sans nœud papillon, pas de montée des marches !

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Je débarque au cocktail de Renault organisé près de la piscine en espérant y trouver de l’aide. Je saisis nonchalamment une coupe de Champagne et tente une incursion entre deux invités en pleine discussion sur les parts de marché asiatique:
« - Euh… bonjour, vous sauriez faire un nœud papillon et sauver ma montée des marches ? »
Non, personne ne sait, je vide ma coupe d’un trait, ma vie est foutue mais pas de panique, on envoie quelqu’un me chercher un nœud scratch.

« - C’est votre première fois ici? Profitez : on n’oublie jamais son premier festival de Cannes. » me confie une des organisatrices.

On n’oublie pas en effet.
Cannes, c’est le mariage des opposés, l’association des pôles ; c’est la pureté de l’art et la frénésie du business, le bling bling du glamour et la profondeur des rencontres humaines.
Combinaisons presque aussi improbables que l’histoire de Patrick, le chauffeur officiel de notre Renault Espace estampillée aux couleurs du Festival, ancien barman baroudeur ayant vécu sept ans au Népal avant de devenir chauffeur de luxe et qui m’a accueilli à mon arrivée à l’aéroport.
« - Aujourd’hui c’est la galère, il y a des grèves partout. » me prévient-il.

Write the Change à Cannes

Si Bob Sinclar, en route à pied vers l’aéroport, n’a pas l’air de trop mal le prendre, mes deux co-lauréats Eric et Vincent ainsi que notre bienfaiteur Dominique de Renault, en retard de cinq heures à cause de leur vol annulé, sont sans doute plus fébriles. Mais j’ai l’impression que Dominique pourrait voir sa Twingo emportée par un tsunami qu’il n’en perdrait pas sa bonne humeur et c’est donc fatigués mais joyeux qu’ils débarquent tous les trois. Un dîner au Majestic et une séance de photos plus tard, nous voilà en route vers le Palais des Festivals.

Write the Change à Cannes

Sur le tapis rouge, ça crépite. Un journaliste de Canal + nous saute dessus à notre descente de la voiture, nous prenant sans doute pour des stars parce que voiture officielle, parce que chauffeur officiel, parce que nœud pap’ officiel, parce que Cannes quoi ! Puis il finit par se rendre compte que nous sommes des anonymes. Il repart dépité pour attendre la prochaine voiture tandis que déjà les photographes nous prennent en photo,  que nous nous prenons en photo, que nous prenons les photographes en photo et que je me dis que je n’ai jamais mis aussi longtemps pour monter un escalier…  

Puis nous arrivons en haut des marches : l’ascension ultime ! Les gars qui font l’Everest peuvent aller se rhabiller ! Nous jetons un dernier regard vers la foule avant d’être poussés à l’intérieur par le personnel de sécurité qui doit commencer à sérieusement maudire l’invention des selfies.
Là encore, la schizophrénie cannoise nous frappe de plein fouet.

En l’espace de deux heures, les flashes et le foie gras disparaissent pour laisser place au magnifique film « Timbuktu ». Nous nous retrouvons soudain transportés dans un autre monde par un Abderrahmane Sissako au sommet de son art. Standing ovation de 15 minutes, larmes, émotions, j’en suis retourné.
Mais à Cannes, on apprend à digérer les films aussi vite que les petits fours au saumon et moins d’une heure plus tard, nous nous retrouvons au club très select : Le Silencio.

La tête remplie d’images fortes et de bulles de Champagne, nous retournons à l’hôtel « Le Mas Candille » à Mougins pour nous écrouler dans nos lits à baldaquins.

Le lendemain, un programme intense nous attend :

- Aller à Ciné Guinguette sur la Croisette pour assister à une Master Classe sur le rapport entre les marques et les plumes créatives avant de nous faire interviewer par la très sympathique équipe de Welovewords.

Write the Change à Cannes

- Déjeuner au restaurant de la Plage Nespresso où l’absence de George est compensée par la rencontre avec Dominique Besnehard qui est le parrain du concours dont nous sommes les lauréats. Autour d’un cocktail caféïné, il nous dédicace son livre avant d’enchaîner avec une nouvelle séance photo. En réalité,  il a été beaucoup plus sympathique avec nous qu’avec Odile Deray dans « La Cité de la peur » !

- Rencontrer Nouvelle Twingo car cette voiture est aussi la raison de notre présence ici.
Et là encore, c’est la surprise ! Je me vois soudain atteint par la passion. Les dimensions, les performances, le procédé d’obtention de la couleur, la nouvelle ergonomie en passant par les anecdotes sur sa construction, plus rien ne m’échappe ! Encore une fois, on oublie qu’on est à Cannes.

Write the Change à Cannes

Durant le trajet vers l’aéroport, je me retrouve assailli de questions existentielles: vais-je pouvoir me réhabituer à vivre sans coupe de Champagne avant chaque repas ? Sans séance photos toutes les deux heures ? Sans Dominique pour m’éviter de penser à tout sauf boire et manger ? A voir des gens ne pas porter de smoking ?

Mais au final, je constate que cette parenthèse enchantée ne m’a donné qu’une envie : y retourner. Plus grand, plus fort. Avec encore plus de bulles, de flashes et de paillettes. Avec encore plus de Twingo. Et surtout, surtout cette fois-ci, avec un VRAI nœud papillon.

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