par Groupe Renault - Patrimoine

Siete, Rambler, Encore... ces Renault rares et méconnues

En plus de 110 ans d’histoire, Renault a produit des modèles qui ont connu la renommée internationale : Dauphine, Renault 4 et Mégane en sont quelques exemples. Pourtant, il arrive que les spécificités de marchés locaux permettent à des véhicules inattendus ou spécifiquement redessinés de trouver leur place. Un nom adapté, un partenariat conclu, une carrosserie aménagée… et c’est une nouvelle Renault qui se fait jour. Petit panorama en images de ces « raretés » !
 
 
Renault Siete. Conçue spécifiquement pour le marché espagnol, la Renault Siete (rebaptisée Renault 7 près un restylage survenu en 1979) est basée sur la plate-forme de la Renault 5 mais se voit dotée d’une malle arrière. 240 000 exemplaires seront produits entre 1974 et 1982.
 

Renault Rambler. En 1960, la Frégate prend sa retraite laissant une place vacante dans le haut-de-gamme de la marque. Profitant d’un accord de coopération avec le constructeur américain AMC, Renault importe des pièces de Rambler (modèle très prisé aux Etats-Unis) qui sont montées à l’usine de Haren (Belgique). Commercialisée en France à partir de 1962, la Renault Rambler ne connaît qu’un succès mitigé. Après diverses évolutions (carrosserie, calandre, moteur, équipement à bord) qui n’auront pas permis d’inverser durablement la tendance, la Rambler tire sa révérence en 1967. Le flambeau est alors repris par la Renault 16 TS, plus adaptée au marché européen.

Renault Medallion. La vente par Renault d’AMC à Chrysler en 1987 a marqué la fin prématurée d’un modèle entièrement fabriqué à l’usine de Maubeuge, destiné à l’export et brièvement commercialisé aux Etats-Unis sous badge Renault : la Medallion (adaptée de la Renault 21).

Renault Le Car. 1975. Profitant du partenariat avec AMC, Renault commercialise la Renault 5 sur le marché américain. Bien que richement équipée, la petite voiture est reçue sans enthousiasme particulier, les clients étant peu habitués à des modèles de cette taille. Deux ans plus tard, la Renault 5 devient Le Car par la grâce d’un renommage audacieux. Les ventes iront en s’améliorant jusqu’au retrait du véhicule, en 1983.

A110 Dinalpin. En 1965 le constructeur automobile mexicain Diesel Nacional (DINA) obtient la licence de fabrication de la berlinette A110. Des versions cabriolet et GT4 voient également le jour et portent le même nom : Dinalpin (contraction du nom du constructeur et de la marque Alpine).

Dacia 1300. Née en 1966, la marque roumaine Dacia (indépendante jusqu’à son acquisition par Renault en 1999) a essentiellement produit des véhicules dérivés de la gamme Renault. C’est ainsi que la licence de la Renault 12 a donné naissance à la Dacia 1300, dont le premier exemplaire est sorti de l’usine de Pitesti au cours de l’été 1969. Ce modèle connaîtra un véritable succès dans les pays du bloc soviétique et sera produit de manière quasi identique jusqu’en 1979.

 

Renault Alliance et Renault Encore. Partenaire d’AMC dans les années 70, Renault monte à 49 % du capital du constructeur américain en difficulté en 1983. Deux véhicules dessinés en France et construits aux Etats-Unis voient le jour. La Renault 9 devient Renault Alliance et la Renault 11 devient Renault Encore. Leur design extérieur demeure très similaire (même si l’Alliance est aussi proposée sous la forme d’un séduisant cabriolet). Les principaux aménagements se situent au niveau de l’habitacle, soucieux de répondre aux attentes de la clientèle américaine.

Renault Supercinq cabriolet. Si de nombreuses Supercinq en version 3 et 5 portes circulent encore en France, il est rare de croiser les versions cabriolet ! L’illustration - datant de 1986 - présente une Supercinq modifiée par le carrossier EBS. En 1989, une autre version (au design proche d’un pick-up) nommée « Belle île » fût conçue par Car System Style puis Gruau. Il ne faut pas oublier que, des décennies durant, de nombreux carrossiers indépendants ont proposé des Renault revues « à leur façon », pour le plus grand plaisir des collectionneurs.

Renault Torino. Directement inspirée par la Rambler et disponible en versions coupé et berline, l’IKA puis Renault Torino a été produite à l’usine de Santa Isabel (Argentine) de 1966 à 1981. Une longévité qui s’explique par la côte d’amour rencontrée par cette automobile auprès de la clientèle argentine.

Renault Tondar 90. Logan est un véhicule international par excellence. Fabriquée notamment en Iran par PARS Khodro et Iran Khodro, elle porte dans ce pays le nom Tondar 90 (qui signifie « tonnerre »).

Renault Lutecia. C’est ainsi que s’appelle la Clio commercialisée au Japon. Un nom à consonance française, jugé plus séduisant (Lutecia faisant référence au nom romain de Paris).

 

Renault Symbol / Thalia. Ce véhicule est bien connu des automobilistes turcs, argentins, brésiliens, russes, d’Europe de l’est ou encore du Maghreb. Longtemps proposée sous la forme d’une Clio dotée d’une malle, la Symbol (ou Thalia dans certains pays : Pologne, Croatie…) a connu en 2008 un profond restylage qui lui a donné une identité propre, la base roulante restant celle de la Clio II.

Renault Rodéo. Conçue à l’origine par la firme ACL (renommée Teilhol par la suite) sur une base de Renault 4, la Rodéo a connu trois versions différentes entre 1970 et 1987. Sa vocation baroudeuse, comme sa concurrente affichée qu’était la Méhari, était marquée par une carrosserie essentiellement composée de matière plastique.

Renault Farma. Au début des années 80, la firme MAVA, distributeur de Renault en Grèce, souhaite entrer dans la production automobile. Afin de répondre aux attentes du marché local, c’est une fourgonnette baptisée Farma qui est présentée à Renault. L’approbation de la Régie acquise, le véhicule peut arborer le losange sur sa calandre (au fort lien de parenté avec celle de la Renault 14). Plusieurs versions (familiale, pick up) seront proposées jusqu’à la fin de sa production en 1985.

Tags: international raretés renault