Portraits - Christophe Lenglos - sapeur-pompier - Claire Petit-Boulanger - Groupe Renault

par Groupe Renault - Innovation

Véhicules électriques : le Groupe Renault travaille main dans la main avec les pompiers

Fortement engagé en matière de sécurité routière, le Groupe Renault est également pionnier et leader de la mobilité électrique en Europe. Sa démarche sur la sécurité liée aux véhicules électriques est inédite. Claire Petit-Boulanger, Expert Sécurité Tertiaire, vous explique pourquoi… et en profite pour vous présenter son plus précieux collaborateur : le Lieutenant-Colonel Christophe Lenglos, sapeur-pompier du Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) des Yvelines, détaché au sein de la Direction de Responsabilité Sociale du Groupe Renault.

3 questions à Claire Petit-Boulanger, Expert Sécurité Tertiaire du Groupe Renault

Renault ZOE - moteur électrique et batterie - 3/4 avant

Pourquoi le Groupe Renault collabore-t-il avec des sapeurs-pompiers ?

Claire Petit-Boulanger, Expert Sécurité Tertiaire du Groupe Renault.

C. P.-B. : Renault et la sécurité routière, c’est une histoire qui dure depuis 60 ans, lorsque le Docteur Claude Tarrière a rejoint nos effectifs pour fonder le laboratoire d’accidentologie et de biomécanique. Au fil du temps les véhicules sont devenus de plus en plus complexes, sont équipés de systèmes de sécurité performants, embarquant toujours plus de technologies. Sans compter une actualité notable : les véhicules électriques se multiplient sur les routes…
Le Groupe Renault, numéro 1 du marché en Europe, n’est pas étranger à ce phénomène !

Ces changements technologiques sont parfois difficiles à appréhender par les services de secours, qui doivent trouver, en un temps record, des solutions pour sécuriser le véhicule, et ses occupants le cas échéant, après un accident. Le Groupe Renault et les pompiers collaborent pour mettre la sécurité routière au cœur des nouveaux véhicules, notamment dès la conception de notre gamme électrique, ainsi que pour faciliter l’intervention des secours : c’est ce que l’on appelle la sécurité tertiaire.

En quoi cette collaboration est-elle originale ?

C. P.-B. : Le Groupe Renault travaille en partenariat étroit avec les sapeurs-pompiers depuis 2010. A commencer par ceux d’Ile-de-France bien sûr, pour une question de proximité géographique, mais également dans toute la France et dans toute l’Europe. Une telle implication est exceptionnelle pour un constructeur automobile.

Ma fonction est, elle-même, un gage de cette implication. Je consacre 100 % de mon temps à promouvoir la sécurité tertiaire au sein du Groupe Renault, autant en amont auprès des ingénieurs qui conçoivent nos voitures, qu’en aval pour sensibiliser les services de secours aux bonnes pratiques, et mener des actions pour faciliter leurs interventions.

Sur ce dernier point, la démarche du Groupe Renault a pris récemment un nouvel élan grâce à l’arrivée, le 1er mars 2018 du Lieutenant-Colonel Christophe Lenglos, sapeur-pompier du SDIS des Yvelines, détaché au sein même des effectifs du Groupe Renault. Outre le pouvoir de l’uniforme et la force de persuasion du grade - qui jouent un rôle certain ! - son professionnalisme et l’étendue de son réseau chez les sapeurs-pompiers est d’une grande aide pour amplifier toutes nos actions.

Pouvez-vous nous citer quelques résultats concrets de votre collaboration avec les sapeurs-pompiers ?

C. P.-B. : Il y a beaucoup d’actions, mais elles se résument en 3 types… Tout d’abord, elles concernent l’architecture de nos véhicules, notamment électriques.  Le « fireman access », par exemple, permet de faire pénétrer l’eau directement au cœur de la batterie en cas de feu. Même si nos batteries sont conçues pour qu’aucune cause intrinsèque ne le provoque, l’incendie est toujours possible pour des raisons extérieures. Grâce au fireman access, les pompiers peuvent en venir à bout en moins d’1 mn, contre 45 mn en son absence ! Ce genre d’innovations est rendu possible par des essais de feu réel menés conjointement par les ingénieurs de Renault et les sapeurs-pompiers français. Autre exemple, en cas d’accident cette fois-ci : la conception du « service plug », que les secours déconnectent pour isoler électriquement la batterie. Sa localisation et sa trappe ergonomique permettent d’y accéder sans déplacer les victimes, afin de préserver leurs colonnes vertébrales.

Par ailleurs, nous concevons des fiches d’aide à la décision. Elles comportent, pour chaque modèle, les informations qui permettent aux sapeurs-pompiers de réaliser leurs manœuvres de désincarcération, en toute sécurité pour eux-mêmes et les victimes. Les sapeurs-pompiers accèdent à ces fiches, sur le lieu de l’intervention, grâce à une application gratuite codéveloppée par une startup, des sapeurs-pompiers français et Renault. De plus, un « Rescue Code » peut être collé sur le pare-brise et la lunette arrière par le client. Scanné par les pompiers, il leur donne accès encore plus rapidement à la fiche correspondant précisément à la voiture accidentée. Pour un véhicule électrique, les pompiers savent alors où se trouvent la batterie de traction, son service plug, le passage des câbles électriques, etc.

Enfin, les sapeurs-pompiers ont besoin de s’entraîner sur des véhicules représentatifs du parc roulant actuel et futur. Pour cela, nous leur fournissons des véhicules dits « réformés », qui, même si invendables pour Renault, n’en sont pas moins les derniers modèles de la gamme. Une collaboration fructueuse… et qui perdure !

Tags: sécurité routière véhicule électrique