Innovation Deal : La boucle vertueuse du véhicule électrique

Pionnier et leader européen de l’électromobilité, Renault est également aux avant-postes dans la mise en œuvre de l’économie circulaire de la batterie du véhicule électrique, avec des projets innovants et ambitieux notamment en matière de seconde vie et d’applications de charge bidirectionnelle.

Le groupe promeut activement une évolution du cadre réglementaire actuel pour mieux prendre en compte et favoriser ce type d’innovations qui bousculent les règles de l’économie « linéaire » traditionnelle et effacent les frontières entre les notions de déchet et de produit et les secteurs de l’énergie et du transport. En effet une batterie de véhicule électrique arrivée à la fin de sa vie automobile et considérée comme un déchet par la réglementation existante peut aujourd’hui avoir une seconde vie dans le secteur de l’énergie à-travers des applications de stockage stationnaire d’énergie électrique issue notamment de sources renouvelables intermittentes telles que le solaire ou l’éolien. Elle peut également être utilisée dès sa première vie comme capacité de stockage décentralisée pour les réseaux électriques, à-travers des applications de charge bidirectionnelle dites « vehicle-to-grid » (la batterie peut injecter de l’électricité dans le réseau lors des pics de consommation).

Dans le cadre du Plan d’Action Economie Circulaire de la Commission Européenne, l’Innovation Deal “From E-Mobility to recycling: the virtuous loop of the electric Vehicle” a été lancé en 2018 entre la Commission, Renault et sept autres partenaires publics et privés (1), avec pour objectif d’identifier les freins réglementaires à un déploiement massif, environnementalement bénéfique et économiquement viable d’applications de seconde vie de batteries de véhicule électrique et de services de type « vehicle-to-grid » au sein de l’Union Européenne.

A l’issue de ces travaux collaboratifs les partenaires ont identifié dans le cadre réglementaire actuel une série de freins de nature à pénaliser ce type d’applications, tels que :

  • Le risque que des batteries parfaitement fonctionnelles et réutilisables soient classées prématurément comme des déchets et que leur transport d’un pays membre de l’UE à un autre en vue de leur réutilisation soit soumis à de longues et fastidieuses procédures administratives ;
  • Le double paiement, dans les pays étudiés (France, Allemagne, Pays-Bas et Suède), des taxes sur la consommation et le transport d’électricité dans le cas de la charge bidirectionnelle ;
  • Le manque d’incitations à développer des infrastructures de charge intelligente et/ou bidirectionnelle, et (pour les propriétaires de véhicule électrique) à optimiser sa propre consommation d’électricité sur le réseau de distribution d’électricité en utilisant la batterie de son véhicule électrique comme capacité de stockage locale.

Ces conclusions sont synthétisées dans le Rapport Final (en anglais) et développées dans les différents livrables de l’Innovation Deal qui peuvent être téléchargés via les liens ci-dessous :

La Commission Européenne a décidé de publier ces documents dans le cadre du processus d’évaluation de la Directive Batterie (qui doit être révisée au cours des deux prochaines années), attestant ainsi de la qualité et de la pertinence de ce travail et reconnaissant Renault comme un acteur clé dans ce domaine.


 (1)Bouygues Energies & Services, la startup néerlandaise LomboXnet, Les Ministères Français et Néerlandais de l’Environnement et de l’Economie et la province d’Utrecht aux Pays-Bas.